La course continue

Les caoutchoucs synthétiques investissent la technique

L’invention du caoutchouc styrène et du caoutchouc nitrile a accéléré le développement des caoutchoucs modernes ultra-sophistiqués. Après 1930, les chimistes se passionnèrent pendant des décennies pour les nouveaux élastomères sortant en continu des éprouvettes de l'industrie chimique. Leur point commun : il s’agissait de nouveaux composants inconnus jusqu’alors dans la nature.

Le Baypren par exemple est composé de chloroprène qui appartient lui aussi à la grande famille des composants du caoutchouc proches de l’isoprène. Le Levapren est quant à lui composé d'éthylène et d’acétate de vinyle, ces deux composants n’étant que très vaguement apparentés à l’isoprène ; il en va de même pour le Buna EP ou caoutchouc éthylène-propylène-diène. Mais tous ces caoutchoucs ont été exploités en permanence par les ingénieurs pour de multiples innovations et sont désormais utilisés dans des secteurs spécifiques.

Et les ingénieurs ne manquent jamais de bonnes idées. Ainsi retrouve-t-on aujourd’hui les caoutchoucs synthétiques dans les colles, les tuyaux, les gaines de câbles à l’épreuve du feu, les joints résistant aux intempéries et aux UV et même dans certains articles en caoutchouc translucide, autrement dit perméable à la lumière. Hofmann a-t-il jamais envisagé de tels développements ?

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