Même si les Brésiliens ont récemment découvert, au large de leurs côtes, de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, ce qui a pratiquement triplé leurs réserves du jour au lendemain, le pays symbolisé par le Pain de sucre préfère mettre à profit l’énergie hydraulique pour produire les trois quarts de son électricité. Alors qu'il est prévu, dans un avenir proche, de construire de nouvelles centrales atomiques (il ne faut pas oublier que les gisements d’uranium brésiliens sont les sixièmes plus grands du monde), le courant continuera d'être produit par le courant : les ingénieurs de la plus grande économie politique du continent sud-américain ont actuellement plusieurs centrales hydrauliques de diverses tailles dans leurs cartons.
Et pourtant, l’énergie hydraulique a récemment été détrônée du second rang du palmarès énergétique par une ressource renouvelable d’un tout autre calibre : les produits à base de canne à sucre, tels le bioéthanol, représentent désormais 16 % du camembert énergétique national. Ce n’est pas étonnant : le pays le plus étendu d'Amérique du Sud dispose de suffisamment de place pour la culture et plus de 90 % des voitures brésiliennes sont dotées de moteurs capables de digérer n’importe quelle mixture à base d'essence et d’éthanol. Précisons par ailleurs que ces cultures ne manqueront dans aucune assiette : contrairement à bon nombre de plantes utilisables pour la production de carburant bio, cette graminée n'est pas consommée, les résidus issus de la fabrication du sucre ne nourrissant personne.



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