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Applaudi par le marché

Il n’y a rien de plus chic qu’une voiture racée avec des sièges en cuir blanc. Et il n’y a rien de plus affreux que des taches sur les sièges en cuir blanc de cette voiture d’exception. Mais je n’ai plus à me soucier de ce genre de problèmes. Pas plus tard qu’hier, les enfants ont mangé dans la voiture – avec notre permission. Nous revenions d’une excursion qui les avait mis en appétit. Qu’ils n’aient pas mangé proprement, c’est le moins qu’on puisse dire. Pour être honnête, aux places avant, nous n’avons pas vraiment donné le bon exemple. Un si beau cuir !

Et pour qu’il le redevienne : un peu d’eau, un peu de détergent – et le tour est joué. Plus la moindre tache ! Sinon, nous n’aurions jamais mangé dans la voiture. C’est fabuleux tout ce que l’on doit aujourd’hui à la recherche. AQUADERM X-Shield – le nom du produit qui protège nos sièges en cuir, pas seulement des salissures habituelles, également des taches de moutarde et même d’huile moteur. On les élimine avec de l’eau sans faire d’auréole sur le cuir.

A quand la prochaine excursion ?

L’innovation, c’est quelque chose de nouveau que le marché applaudit, pour reprendre la formule toute simple d’un plaisantin inconnu mais qui touche du doigt l’essentiel. Car il ne suffit plus depuis longtemps d’être un Géo Trouvetout, de ne suivre que son instinct de chercheur et de découvrir par exemple une nouvelle molécule ou une nouvelle liaison chimique sans s’interroger sur sa signification pour le marché. La recherche opérationnelle, c’est tout l’inverse : elle commence par identifier le problème auquel est confronté le marché avant de trouver en laboratoire la solution adéquate.

Cela rejoint parfaitement l’idée que s’en fait le Dr. Werner Breuers. Membre du directoire de LANXESS, il est entre autres responsable de la recherche. « Nous ne voulons pas que nos chercheurs travaillent au petit bonheur ». Bien au contraire ! Ils doivent être à l’écoute de la clientèle et pouvoir rapidement prendre en compte les attentes du marché. Mais que veut le marché ?

Par exemple, un produit anti-taches pour le cuir blanc, des pneumatiques plus performants qui s’usent moins vite ou de quoi éliminer les concentrations d’arsenic de l’eau potable pour la rendre à nouveau buvable. Les chercheurs de LANXESS ont trouvé la solution adéquate et bien d’autres encore.

Les pneus modernes de haute performance doivent satisfaire à des exigences spécifiques. D’une part, il faut sans cesse optimiser leur adhérence sur chaussée mouillée pour des raisons de sécurité, d’autre part diminuer le plus possible leur résistance au roulement par respect pour l’environnement. Il ne faut pas oublier non plus l’aspect économique : moins ils s’usent, plus ils durent. C’est comme tenter de résoudre la quadrature du cercle. Le département Performance Butadiene Rubbers de LANXESS a trouvé la solution.

Il a mis au point les tout nouveaux  caoutchoucs butadiène-styrène pour pneumatiques de haute performance. Ces caoutchoucs satisfont aux trois exigences tout à la fois. Une modification chimique de la molécule linéaire du caoutchouc est à l’origine de ce prodige. Les chercheurs de LANXESS ont inclu dans cette molécule ce qu’il convient d’appeler des groupes polaires, et ce, tout au long de la chaîne alors que jusqu’à présent on se contentait de les amarrer à chacune des extrémités. Cette méthode permet de lier la charge de manière bien plus efficace au réseau constituant le caoutchouc. L’interaction escomptée se traduit par une amélioration des propriétés du pneu.

De l’arsenic dans les eaux souterraines. On pense tout de suite à l’Inde, au Bangladesh ou à la Thaïlande. Mais la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont également confrontés à ce risque sanitaire, étant donné la toxicité de la substance. Depuis 1992, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé à 10 microgrammes par litre la concentration maximale en arsenic admissible dans les eaux destinées à la consommation humaine. Cette teneur limite a été adoptée par l’Union européenne (UE) en 1999. Mais elle continue d’être dépassée dans beaucoup de pays européens et aux Etats-Unis, tout au moins sur le plan régional. En Allemagne, cette norme est respectée depuis 1996.

Comment s’y prendre pour filtrer l’arsenic et l’éliminer de l’eau potable sans modifier la teneur de celle-ci en sels minéraux ? L’équipe de recherche du département Ion Exchange Resins s’est penchée sur la question. Sa solution associe chimie des polymères et chimie inorganique. Les chercheurs ont mis au point le Lewatit® FO 36, un « absorbeur hybride ». L’utilisation de cette résine échangeuse d’ions, qui contient également de l’oxyde de fer, garantit une faible teneur en arsenic, donc une eau propre pouvant être consommée sans risque.