Que ce soit au travail, lors d’une promenade sur la grève, dans la pratique de votre sport préféré ou bien sur le catwalk, rien ne joue un rôle aussi « porteur » dans notre quotidien que nos chaussures. La gamme des chaussures est immense. Pourtant, un matériau découvert il y a exactement 100 ans par le chimiste Fritz Hofmann nous apporte plus de confort, plus de beauté, plus de sécurité et... moins d’usure : le caoutchouc synthétique. Avec ses recherches, Hofmann a posé la base de multiples développements du caoutchouc – même pour l’industrie moderne de la chaussure.
À l’époque, il a ainsi ouvert la voie à un accessoire estival simple, porté aujourd’hui dans le monde entier et dont le nom sonne un peu comme un instrument ou comme une langue exotique : la « tong ».
« Les tongs sont l’un des objets de mode les plus passionnants du monde », explique Martin Mezger, expert en caoutchouc chez LANXESS. « Confortables, elles font partie intégrante de l’été comme le soleil et ne coûtent pas grand-chose. On peut ainsi en avoir une paire pour chaque tenue de notre armoire. » En outre, elles sont souvent fabriquées en caoutchouc de synthèse de LANXESS, comme les Havaianas du Brésil dont pas moins de 2,3 milliards de paires ont fait leur entrée dans l’univers de la mode depuis 1962. Et chaque année, 160 millions supplémentaires viennent s’y ajouter !
Souvent appelée « sandalette » dans les magazines de mode, les tongs sont aujourd’hui naturellement passionnants à plus d’un titre pour des gens comme Martin Mezger. « En effet, les tongs sont l’exemple classique de la manière dont le caoutchouc enrichit notre vie quotidienne », dit-il. Car, malgré leur histoire maintenant centenaire, les caoutchoucs de synthèse restent aujourd’hui encore pour beaucoup incarnés par un objet noir tout particulier : la gomme des pneus de voiture. Pourtant, la collection actuelle de Havaiana, produite par un fabricant brésilien, regroupe 80 modèles en 200 coloris différents ! « Bien sûr, les pneus sont constitués de caoutchoucs de synthèse, à 40 % même », explique Martin Mezger, « et la construction moderne de machines serait également impensable sans les élastomères hautes performances. Mais la gomme a depuis longtemps envahi notre quotidien et l’a rendu multicolore. En outre, elle accomplit ici aussi les plus hautes performances. »
Mais restons-en aux chaussures : les tongs souples, élastiques et résistant à l’abrasion, en caoutchouc de synthèse EVA/EVM de LANXESS ne sont pas les seuls accessoires avec lesquels nous habillons nos pieds. Les semelles en caoutchouc aussi sont toujours en vogue dans les chaussures de randonnée : bien qu’elles soient plus lourdes que leurs homologues en mousse de polyuréthane, elles sont toutefois considérées comme particulièrement antidérapantes et permettent d’avancer de pied ferme. Les porteurs de chaussures de sécurité également se fient volontiers aux semelles en caoutchouc, surtout là où « ça chauffe » ou bien lorsque l’on réclame tout simplement la robustesse. Par exemple dans les aciéries, dans l’agriculture ou chez les pompiers.
Même les vénérables bottes en caoutchouc, pour les citadins atteints de la nostalgie de la vie campagnarde, sont en passe de réoccuper le devant de la scène dans les défilés de mode, même si, avouons-le, elles sont souvent fabriquées en caoutchouc naturel. « Pour les types spéciaux, l’on fait appel ici aussi aux caoutchoucs de synthèse : c’est ainsi que les bottes résistantes aux graisses sont réalisées en Perbunan-NBR », explique Martin Mezger.
« Mais les chaussures ne sont qu’un petit exemple très limité de la présence du caoutchouc dans notre vie quotidienne. Lorsqu’on y réfléchit, les exemples ne manquent pas ; on les compte même par dizaines, sans que la liste ne soit exhaustive. » Les pare-chocs des auto-tamponneuses, les élastiques des tendeurs qui maintiennent le sac sur le porte-bagages du vélo, les joints de porte des réfrigérateurs, lave-linge et lave-vaisselle, les gants de protection, les joints pour bocaux de stérilisation, les tétines de biberon, même les chewing-gum : notre environnement quotidien regorge de caoutchouc ! Certains caoutchoucs sont toutefois bien dissimulés. Par exemple, les tampons qui confèrent aux touches d’un instrument électronique de musique un toucher agréable, ou bien les gaines en caoutchouc ininflammable de câbles qui, dans les bateaux ou les musées, protègent des vies humaines ou des trésors artistiques.
« Nombre de ces objets ne sont plus depuis longtemps fabriqués en caoutchouc naturel. Les joints de congélateurs par exemple doivent être fabriqués dans un caoutchouc qui soit particulièrement souple au froid et ne devienne pas poreux avec les ans – par exemple le terpolymère d’éthylène-propylène Buna EP de LANXESS. »
De même, lorsque l’on souhaite protéger ses mains contre les produits chimiques ou les blessures, les caoutchoucs synthétiques représentent souvent une bien meilleure solution que le latex de caoutchouc naturel : celui-ci gonfle au contact de l’huile et perd ainsi une partie de son pouvoir protecteur. C’est pourquoi, dans de nombreux garages, ateliers et cabanes de jardin, l’on trouve aujourd’hui bien évidemment des gants en caoutchouc nitrile : le caoutchouc obtenu à partir de cette matière première, découverte il y à 70 ans à peine, résiste aux huiles, est robuste et résiste aux coupures. Et puis, soit dit en passant, les collègues synthétiques du caoutchouc naturel s’avèrent être une aide précieuse aussi pour les personnes allergiques à certains composants du latex.
Aujourd’hui, même la fabrication de chewing-gums mise sur d’autres substances que celles utilisées par nos ancêtres. Il y a des milliers d’années de cela, en guise de bonbons, ceux-ci utilisaient la résine de bouleau ; quelques siècles plus tard, la résine du lentisque grec ou de la sapotille d’Amérique latine ; et plus tard encore, la paraffine aromatisée. Les représentants plus modernes en caoutchouc butylique de qualité alimentaire et étanche aux gaz, sont ici sans doute une solution plus propre... « L’atout particulier du caoutchouc de synthèse étant que, à la différence du caoutchouc naturel, il s’adapte de manière excellente à ses missions. Résistance aux bases, à l’ozone et au gonflement, étanchéité au gaz : ce sont là des caractéristiques également nécessaires dans la vie quotidienne », résume Martin Mezger. « C’est pourquoi les caoutchoucs de synthèse sont devenus irremplaçables dans notre environnement privé direct. »